Le 22 novembre 2025

Le Canon Français organisait ce samedi son premier banquet dans nos Vosges. Après avoir vu circuler différentes vidéos et lu plusieurs articles parfois très orientés, j’ai souhaité me faire mon propre avis.

J’ai donc contacté les deux fondateurs, Pierre-Alexandre et Géraud, que j’ai reçus à ma permanence ce vendredi. Nous avons échangé plus d’une heure.
Ce sont deux trentenaires entrepreneurs, attachés à notre pays, à nos territoires et à notre terroir. Leur aventure a commencé pendant le COVID, lorsqu’ils ont voulu aider un vigneron en se lançant dans le commerce du vin. De fil en aiguille, ils ont développé ce concept de banquets qui attire aujourd’hui un public nombreux.

Quelques années plus tard, leur entreprise est une réussite : 6 salariés, des dizaines de sous-traitants — notamment des agriculteurs locaux — et une organisation rodée.
Nous avons aussi évoqué l’entrée du fonds d’investissement Sterin au capital, sujet qui a fait couler beaucoup d’encre. L’entreprise fonctionnait très bien avant cet apport, et pour rappel, ce fonds a investi dans plus de 130 entreprises depuis 2009.

Je me suis ensuite rendu au banquet.
L’organisation était millimétrée, menée de main de maître par l’entreprise Moine de Xertigny, capable de servir un plat à 3 400 convives en moins de 10 minutes. Une ambiance chaleureuse, de la variété française, de la danse, de la bonne humeur, le tout se terminant à 17 h.
Et surtout — après échanges avec les autorités — aucun incident à signaler.

Bref : un bon moment, une belle ambiance et surtout l’illustration d’une initiative portée par deux jeunes entrepreneurs, bien loin des stéréotypes relayés par certains médias.

Cela me conforte dans l’idée qu’il est toujours essentiel de se faire son propre avis, plutôt que de prendre pour argent comptant tout ce que l’on peut lire.